Justice salariale
Combien de fois entendons nous "Si j’avais été recruté.e avant la fusion j’aurais 1500€ de plus par an"... Combien de fois entendons-nous "Pourquoi ma prime d’assiduité est-elle amputée lorsque je suis malade, et pas celle de mon collègue" ?...
De quoi installer une drôle d’ambiance entre des agents qui par ailleurs travaillent en bonne intelligence. Qui est à l’origine de cet état de fait ?

Les différences de revenus pour des personnels de même fonction créent des incompréhensions et des malaises entre agents. La collectivité ne peut pas ignorer l’impact sur les collectifs de travail.
Or, le régime des primes annuelles ou d’assiduité est différent à deux titres :
- selon que l’agent.e est rattaché.e à Toulouse ou à Montpellier : la différence est de quelques centaines d’euros annuels
- selon la date embauche, avant ou après la fusion des régions : les nouveaux embauchés ne bénéficient d’aucune de ces primes.
Concernant cette dernière situation, la collectivité l’a toujours justifiée par le fait que la fusion des régions a créé, de fait, un nouvel employeur : la Région Occitanie Pyrénées Méditerranée, et que ce nouvel employeur n’était plus tenu de verser les anciennes primes. De fait, elle a introduit une rupture d’égalité entre les agents. Mais à l’heure où les agents ont plus que jamais besoin de cohésion, de justice sociale et de pouvoir d’achat, elle ne peut pas se contenter de se cacher derrière les effets de fusion.
Nous ne disons pas qu’il n’y a pas de tension sur les salaires à la Région Occitanie. Mais nous disons qu’il y a des choix de dépenses qui interrogent. Nul besoin de contester les politiques publiques de l’exécutif, qu’en tant que fonctionnaire, nous n’avons pas à commenter : il suffit de considérer les marchés d’entretien des locaux, ou bien les prestations de conseil, pour comprendre qu’en internalisant les compétences, des marges financières permettraient de neutraliser les différences de salaires entre agents.
Exemple : Selon le dernier rapport de la Cour des Comptes :
Un marché de prestataires de communication (accompagnement, conseil stratégique, production, exécution) a été signé en novembre 2023, pour 4 ans. Avec cette somme, on pourrait financer plus de 1000 primes annuelles...
De plus la collectivité entre dans une phase "massive" de départs à la retraite, qui va s’accentuer d’ici à 2030 (plus de 200 départs par an). Chaque poste pourvu par un nouvel agent - quand les sortants sont remplacés ... - coûte moins cher. On ne peut pas dire que la masse salariale explose !
La collectivité doit trouver le moyen de rétablir une justice salariale. A travail égal, salaire égal ! A la Région Occitanie, à ce jour, ce n’est pas vrai. Il faut donc un mécanisme de rattrapage sur mesure qui protège la fiche de paie de toutes et tous, dans l’égalité. La FSU demande des négociations d’urgence pour en finir avec l’injustice salariale en plac depuis la fusion des régions.
Si vous souhaitez, pour vous ou pour vos collègues, que la collectivité s’engage dans le rétablissement d’une justice salariale, faites-le savoir en remplissant le formulaire ci-dessous.
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