Aujourd’hui encore, plus d’une femme sur deux déclare être moins bien payée que ses col-lègues masculins pour un travail de valeur égale. Les femmes représentent 57 % des salarié·es au SMIC et occupent la majorité des emplois précaires.
À la Région, les agent·es contractuel·les sont majoritairement des femmes, illustrant une préca-risation qui touche d’abord les carrières féminines.
Le Plan Égalité Professionnelle 2025-2027 prévoit des actions pour favoriser un égal accès à toutes les fonctions. La FSU demande qu’un premier bilan à mi-parcours soit réalisé et formule des propositions pour aller plus loin.


Des carrières plus lentes et moins rémunérées

Les femmes perçoivent en moyenne des salaires inférieurs de 23,5 % à ceux des hommes (temps partiels inclus). Elles occupent près de 80 % des emplois à temps partiel, dont une part importante de temps partiels imposés.
Le Plan Égalité Professionnelle 2025-2027 prévoit des indicateurs pour mesurer l’équilibre dans les promotions et favoriser une meilleure articulation entre vie professionnelle et vie per-sonnelle, notamment parentale.

Les revendications de la FSU

  • Une révision en profondeur des grilles salariales des métiers féminisés, afin de leur assurer une valorisation équitable par rapport aux métiers techniques et que les primes.
  • Mesures permettant de gommer les effets négatifs sur la rémunération des femmes par la revalorisation des carrières, des salaires et des pensions des agentes.
  • Promouvoir l’intégration par titularisation directe ou préparation aux concours
  • En novembre (sur un jour défini au niveau national) autoriser les femmes à partir à l’heure où elles « travaillent gratuitement » sans débit d’heure.

Accès aux postes de direction et d’encadrement

Les femmes occupent seulement 42,6 % des postes de cadre, alors même qu’elles sont en moyenne plus diplômées que les hommes. Une femme sur deux déclare avoir déjà entendu des propos remettant en cause ses compétences à manager ou diriger.
Dans son Plan Égalité Professionnelle 2025-2027 (Axe 2, fiche action 1), la Région prévoit des mesures visant à soutenir la promotion des femmes vers des postes à forte technicité et d’encadrement, dans une logique de déprécarisation.

Les revendications de la FSU
La FSU constate un affaiblissement de la représentation des femmes dans l’encadrement supérieur.
Ces informations sont accessibles sur le site de la Région.


Maternité : un frein persistant

  • Les femmes sont à la tête de 82 % des familles monoparentales ;
  • Elles prennent 95 % des congés parentaux ;
  • Pour plus de 7 femmes sur 10, être mère est un frein à la carrière, tandis qu’être père ne l’est pas ;

Rappel de la loi :

  • Les entretiens de retour de congés maternité (idem pour les retours de congés longue maladie) sont obligatoires. Ils ne sont pas systématiques à la Région.
  • L’aménagement des salles d’allaitement pour tirer son lait est obligatoire.

Les revendications de la FSU

  • Aménager le poste de travail et la fiche de poste lors d’une grossesse et quelques mois après l’accouchement pour un retour apaisé.
  • Prendre en compte les droits du coparent suite à la nouvelle loi sur le congé parental
  • Former les encadrants à une posture non ingérante dès lors qu’ils sont saisi d’une situation d’allaitement pour une de leur agente.

📅 A vos agendas

  • 18 septembre : journée mondiale des inégalités salariales
  • En novembre (date nationale à définir) : journée symbolique à partir de laquelle les femmes « travaillent gratuitement »

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