Synthèse des témoignage des agents suite à notre article "Il devient héroïque de venir au travail en train !!" :

Venir travailler en train : un parcours du combattant

Les témoignages reçus montrent une situation largement partagée sur de nombreuses lignes TER de la région (Auch–Toulouse, Tarbes–Boussens, Boussens–Toulouse, Agde–Montpellier, Béziers–Montpellier, Foix–Latour-de-Carol…).
Les difficultés récurrentes :

  • Retards et suppressions quasi quotidiens, parfois sans solution de remplacement.
  • Pannes répétées (passages à niveau, aiguillages), connues de longue date mais non traitées durablement.
  • Trains sous-dimensionnés, saturés aux heures de pointe.
  • Information défaillante : application peu fiable, absence d’agents en gare, manque total d’accompagnement en cas d’incident.
  • Conséquences lourdes sur la vie personnelle : fatigue, stress, anxiété permanente, nuits écourtées, retours tardifs (parfois après 21h), solutions d’hébergement improvisées, dépendance à des proches.
    Pour plusieurs agents, ces conditions ont conduit à abandonner le train, basculer vers le covoiturage ou la voiture, ou demander plus de télétravail pour « tenir ».

Le vélo : vertueux… mais dangereux

Les agents qui tentent le vélo décrivent :

  • des itinéraires rallongés pour rester en sécurité,
  • des revêtements dégradés et des aménagements incohérents ou discontinus,
  • des dispositifs « anti-deux-roues » qui bloquent aussi les vélos,
  • des voies partagées avec les piétons inadaptées,
  • un sentiment permanent d’insécurité, parfois de mise en danger.

À cela s’ajoute l’absence de douches, vestiaires ou locaux adaptés sur certains sites, rendant la pratique difficile voire impossible.
La marche à pied : oubliée des politiques de mobilité
Des agents venant à pied soulignent :

  • l’absence totale de reconnaissance ou d’incitation,
  • le sentiment que le mode de déplacement le plus écologique et le plus simple n’est pas pris en compte dans les politiques de mobilité employeur.

Ce que demandent les agents
De manière très convergente, les agents expriment :

  • la nécessité d’un jour de télétravail “flottant” en cas de perturbations de transport,
  • des aménagements horaires (départ anticipé) pour sécuriser les retours,
  • un véritable Plan de Mobilité Employeur régional, prenant en compte tous les modes de déplacement,
  • des investissements durables dans les infrastructures ferroviaires,
  • une reconnaissance concrète des efforts faits par les agents pour utiliser des modes de transport écologiques.

Ces témoignages montrent une forte volonté des agents de se déplacer autrement, mais aussi une fatigue profonde face à un système défaillant.
Ce que vous nous avez raconté, c’est : des réveils à l’aube, des retours tardifs (parfois très tardifs), du stress, de l’angoisse, de la fatigue, et souvent le sentiment d’être seul·e face aux galères du quotidien.
Mais c’est aussi une chose très positive : une immense envie de faire autrement, de privilégier des modes de déplacement écologiques, quand le service et l’employeur suivent.

À partir de vos témoignages, la FSU Territoriale Région Occitanie porte des propositions concrètes :

  • un jour de télétravail “flottant” en cas de perturbation des transports,
  • des aménagements horaires pour sécuriser les retours,
  • la mise en place d’un véritable Plan de Mobilité Employeur, intégrant train, vélo, marche, covoiturage,
  • et une reconnaissance réelle des efforts faits par les agents.

Vos paroles comptent. Elles donnent du poids à notre action syndicale et incitent l’Administration à adapter son fonctionnement et ses règlements : quand elle veut, elle peut !